Craquage d'automne
Tiens de la lumière… eh mais c’est mon blog ! Oui je l’avais quelque peu mis de côté, n'est-ce pas JB. ;) Une très bonne semaine passée dans le nord, chez Vincent et Vanessa, avec ma grand-mère, ma famille, mes sœurs, le mariage de mes supers amis Fabien et Amélie, un retour à Angoulême, et me voilà tout létargique. J’ai mis quelques jours à sortir de cet état, je crois même y être encore un peu.
Un coup de fil de mon banquier n’a pas arrangé… j’ai visiblement très mal négocié la fin des vacances, et je ne peux plus faire de chèques. Ah oui ma carte bleue ne marche plus non plus. Ca va aller, j’ai juste deux mois pour rectifier le tir. C’est gérable, mais moi et ma consodépendance, nous allons devoir faire de gros efforts.
Alors cette semaine dans le nord.
Je me suis amusé, j'ai chanté, j'ai dansé, j'ai été malade, j'ai parlé à mon banquier, j'ai vu mon banquier, j’ai vu la tombe de mon grand-père. Pour la première fois terminée. Sa photo, son nom, ses fleurs. « Tu raisonneras toujours dans nos cœurs comme le souvenir d’une douce mélodie ». C’est le message laissé par ses petits enfants, sur la plaque que nous avons déposé. Le jour où j’ai vu cette plaque, elle m’a fait pleuré. La semaine dernière, elle m’a fait pleuré aussi. On ne s’était pas trompé. La mélodie est toujours présente. Mes jambes en ont tremblé. Elle fait échos jusque dans mes os quand je suis devant son tombeau.
Mon Grand était là, et maintenant il n’est plus là. C’est toujours cette logique binaire que j’ai du mal à accepter. Il était vivant jusqu’au bout des ongles, il est aujourd’hui complètement mort. Tout ça en une seconde.
En six mois, j’ai eu le temps de le retrouver ailleurs. Je pense que l’absence physique n’est qu’un obstacle à franchir. Une fois dépassé, on s’autorise à retrouver l’être perdu au fond de nous. Qu’aurait il pensé de ma décision, serait il fier de moi aujourd’hui… est il fier de moi aujourd’hui. Je me rappelle de son sourire, de son humour, je ne dois jamais l’oublier, c’est ce qu’il a voulu laisser, je le sais.
Ma Grand-mère reprend son souffle, je l’ai vu rire et ça fait du bien. Son petit chiot est adorable. Complètement cinglés, certes, mais il apporte une présence non négligeable dans cette maison. Plusieurs fois, en étant là-bas, j’ai souffert de dyschronie. Au moindre bruit qui venait d’un couloir, mon cerveau l’enregistrait comme mon Grand qui allait passer le pas de la porte, avant de réaliser à chaque fois que c’était fini. Il me manque. Mais c’est irrémédiable. Alors continuons sans lui… avec lui plutôt, différemment en tout cas.














