23 septembre 2005

Craquage d'automne

Tiens de la lumière… eh mais c’est mon blog ! Oui je l’avais quelque peu mis de côté, n'est-ce pas JB. ;) Une très bonne semaine passée dans le nord, chez Vincent et Vanessa, avec ma grand-mère, ma famille, mes sœurs, le mariage de mes supers amis Fabien et Amélie, un retour à Angoulême, et me voilà tout létargique. J’ai mis quelques jours à sortir de cet état, je crois même y être encore un peu.

Un coup de fil de mon banquier n’a pas arrangé… j’ai visiblement très mal négocié la fin des vacances, et je ne peux plus faire de chèques. Ah oui ma carte bleue ne marche plus non plus. Ca va aller, j’ai juste deux mois pour rectifier le tir. C’est gérable, mais moi et ma consodépendance, nous allons devoir faire de gros efforts.

Alors cette semaine dans le nord.

Je me suis amusé, j'ai chanté, j'ai dansé, j'ai été malade, j'ai parlé à mon banquier, j'ai vu mon banquier, j’ai vu la tombe de mon grand-père. Pour la première fois terminée. Sa photo, son nom, ses fleurs. « Tu raisonneras toujours dans nos cœurs comme le souvenir d’une douce mélodie ». C’est le message laissé par ses petits enfants, sur la plaque que nous avons déposé. Le jour où j’ai vu cette plaque, elle m’a fait pleuré. La semaine dernière, elle m’a fait pleuré aussi. On ne s’était pas trompé. La mélodie est toujours présente. Mes jambes en ont tremblé. Elle fait échos jusque dans mes os quand je suis devant son tombeau.

Mon Grand était là, et maintenant il n’est plus là. C’est toujours cette logique binaire que j’ai du mal à accepter. Il était vivant jusqu’au bout des ongles, il est aujourd’hui complètement mort. Tout ça en une seconde.

En six mois, j’ai eu le temps de le retrouver ailleurs. Je pense que l’absence physique n’est qu’un obstacle à franchir. Une fois dépassé, on s’autorise à retrouver l’être perdu au fond de nous. Qu’aurait il pensé de ma décision, serait il fier de moi aujourd’hui… est il fier de moi aujourd’hui. Je me rappelle de son sourire, de son humour, je ne dois jamais l’oublier, c’est ce qu’il a voulu laisser, je le sais.

Ma Grand-mère reprend son souffle, je l’ai vu rire et ça fait du bien. Son petit chiot est adorable. Complètement cinglés, certes, mais il apporte une présence non négligeable dans cette maison. Plusieurs fois, en étant là-bas, j’ai souffert de dyschronie. Au moindre bruit qui venait d’un couloir, mon cerveau l’enregistrait comme mon Grand qui allait passer le pas de la porte, avant de réaliser à chaque fois que c’était fini. Il me manque. Mais c’est irrémédiable. Alors continuons sans lui… avec lui plutôt, différemment en tout cas.

12 septembre 2005

Petit retour aux bercailles

Demain, je pars. Chez Vanessa et Vincent. Dans le bassin minier.
Je vais passer quelques jours à Bully les Mines, à une centaine de kilomètres de Paris. Les mêmes mines qui ont tué mon Grand. Mes deux Grands plus prècisement. Je vais passer devant, elles vont certainement me saluer, et je ne pourrais que les remercier de lui avoir donné une raison de vivre pendant toutes ces années. Il avait eu le choix. Il aurait pu devenir Chauffeur pour une famille bourgeoise du Textil, à Roubaix. Mais non. Il préferait continuer la mine. Va comprendre.

Je vais donc aussi voir ma grand-mère et son shih-tzu qu'elle a enfin. Elle l'a appelé Appy. Comme c'etait l'année des A, elle a enlevé le H du mot anglais. Je trouve ça bien qu'elle ait donné un nom de joie à son chiot. Quand je disais qu'elle y mettait vraiment du sien pour avancer...

6 mois

Dejà 6 mois sont passés depuis...

Toujours autant d'amour pour mon grand-père qui est parti.
Toujours autant de mépris pour mon expatron qui est trop con.

Il y a des choses qui ne s'oublient pas,
d'autres qui ne se pardonnent pas.

11 septembre 2005

Quand jbaisse les bras

Quand jbaisse les bras, jme raccroche aux branches
Quand ça va pas, je retrousse les manches

Quand ça va jcrois plus en rien
même ma guitare elle veut plus dmoi
Mon ficus il mregarde de travers
j’ai pas envie dtoi, vu que jm’aime pas
On en discute pendant des heures
j’en écris même des brouillons de textes où jpars en couille,
c’est pas grave c’est rien que des chansons

Quand jbaisse les bras, jme raccroche aux branches
Quand ça va pas, je retrousse les manches

Quand y'a des bas, y’a des haut…
quand y’a des hauts, y’a des bas
J’ai beau mle répéter sans cesse
mais l’yoyo c’est pas fait pour moi

J’ai envie dtout envoyer chier ma guitare mes potes ma nana
Heureusement jl’ai jamais fait sinon j’serais sûrement pas là

Quand je baisse les bras, j’me raccroche aux branches
Quand ça va pas, je retrousse mes manches

Heureusement à côté de chez elle,
C’est chez moi et ça tombe bien
Elle m’ratrappe quand je tombe du ciel
J’lui raconte mes petits rien
Ca m’guerit pas complètement
Mais au moins j’retrouve le sourire
Allez Frangine c’est ta chanson
j’t’en devais bien une avant d’partir.

Quand je baisse les bras...


Karpatt - Dans le caillou.
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Ding Dong

Tous les dimanches, à 10h15, il y’a excès de catholicisme par nos fenêtres. Elles s’imposent, nous martèlent dans nos sommeils, un réveil-tapin archaïque ; joli je l’admets, c’est pas du Tokaï, mais pas très perfectionné, quoique : il nous rappelle aussi chaque heure qui passe.

Et ça ne gène personne. Il est complètement intégré dans nos cervelets trop endormis pour réagir. On a le droit à notre dose hebdomadaire, et on attend que ça se passe. Et en quel honneur ? La Mémoire des anciens ? La tradition ? Le conditionnement ? Ca ne gêne personne en tout cas.

Je me demande ce que serait la vie sans cloches. Est-ce que Tokaï ferait fortune ? L’horlogerie aurait-elle un pape ?

Mon petit doigt me dit de ne pas lutter contre les moulins. Je vais me prendre un vent. Mais celui là m’emmerde. Pour les gens concerné, il existe des talkie-walkie !
« Ksssh Ksssh alpha ksssh mayday kssh messe à 10h15 ksssh l’oiseau noir dans sa cage à pain ksssh 10h15 »

Trop militaire. La guerre religieuse est terminée voyons. L’Eglise n’est point souffrance, l’Eglise est recueillement. Pourquoi prendre une douche le dimanche matin alors que je vais à la messe. Laver mes péchés en une heure contre dix centimes de quête… remballe ton Tokaï.

Drôle, j’ai été « enfant de cœur ». Fabulous, darling. Ca consistait à se draper de blanc, et à s’exposer au regard des vieux et des fermiers qui venaient écouter mon gourou. Rarement des sourires, heures trop sérieuses où chacun s’asseyait, pour se relever, puis s’asseyait. Gloire au Christ mort sur la croix, un peu de sport, ça ne fait pas de mal.

Moi, j’y croyais. Je ne savais pas vraiment à quoi, mais j’y croyais pendant cette heure là. Je prenais mon rôle très au sérieux. Sentiment d’exister, de servir une cause, restant debout à côté de l’autel. Acteur de la mascarade.
Au levé du rideau, nous sortions en file indienne de derrière l’autel, mes compagnons drapés et moi, suivis par l’abbé, le visage concentré, et l’œil sur nous.
Le premier de la file était plutôt fier, il avait été choisi par l’abbé pour porter la grande croix imitation or jaune et pour régler l’allure. L’abbé avait jugé qu’il était de confiance.

Les premières fois où j’ai eu ce privilège, ça c’est très mal passé. Je me souviens de la douce voix chuchotante qui venait de mon derrière : « ralenti ! Un peu plus vite ! non tu revas trop vite ! » J’ai même eu droit à une répétition spéciale visant à me faire comprendre l’art de marcher devant des pauvres pêcheurs. Sans doute pour cela que je me sens observé quand je marche dans la rue aujourd’hui. Comme si la marche renvoyait à quelque chose de solennel. Ca m’arrive parfois, quand je suis seul dans la rue. Quelque chose me dérange. Et je me souviens que durant ces marches religieuses, on était toujours en groupe. L’art de la communion.

Une autre chose que m’a enseignée l’Eglise, c’est la culpabilité. Sans prendre aucun cours spécial, ce fut très vite intégré. Beaucoup trop vite.

Merci monsieur Logier, abbé de village.

L’éducation religieuse que vous m’avez transmise, c’est précisément celle qui m’empêche d’avancer aussi vite que je le voudrais aujourd’hui à 25 ans. Celle qui m’a fait longtemps croire que j’étais faible, pauvre pêcheur, brebis égarée...
bref, qu’on était tous petits et laids.
C’est surtout elle que je combats en ce moment. Votre éducation fait partie du paquet de merde que j’ai à nettoyer pour me sentir plus léger. Oublier vos valeurs morales déplacées, oublier qu’une force supérieure dirige ma vie à ma place, oublier qu’il est naturel de porter sa croix, de souffrir en avançant, à la manière de St François Assis Debout, toutes ces choses désormais incompatible avec mes besoins d’évoluer, de sortir de ma grotte pour entendre d’autres cloches. C’est tout ça ma nouvelle religion, et il y a encore du travail.


Tout bien réfléchi, je ne vous remercie plus pour le temps que vous avez pris pour moi et mon éducation. Les mercredi matins et les dimanches pendant 2 ans. J’ai perdu mon temps, et vous aussi.

Miss Acacia

Tes paupières se lèvent comme des ombrelles noires
Elles sont les dentelles soulevées de la nuit qui tombe, c’est bien
Quand tes yeux de miel se mêlent aux miens
Nos cils se prennent comme de tous petits chats, qui tremblent.

Ô toi Miss Acacia je me plante
Mais rien ne poussera de ton ventre
A part peut être un chat, ou un monstre
Non rien ne poussera de ton ventre

Allez mon cœur, mon vieux tambour il faut tenir le coup
C’est pas tout les jours que l’amour va planter
Ses 10 petits doigts
Accroche moi,

Toi la piquante, Miss Acacia
Toi petit cœur, hérisson acéré, fort, sert moi fort
Moi j’ai tout gardé, de ce que tu m’as planté
Tous tes piquants sont entrain de pousser
Je suis fertile de toi

Ô toi Miss Acacia je me plante
Mais rien ne poussera de ton ventre
A part peut être un chat, ou un monstre
Non rien ne poussera de ton ventre.



Dionysos - Monsters in love.
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07 septembre 2005

message subliminal.

"
- c'est comment le nom de ta boîte ?
- j'ai envie de toi media, pourquoi ?
- non pour rien... on baise ?
"

06 septembre 2005

libertas jacta est

Aujourd'hui, tout va bien.

Un mardi. Comme les autres, si ce n'est qu'il pleut, et qu'on avait plus l'habitude. Les problèmes de thune, comme à peu près tout le temps, mais rien non plus de trop méchant. Les démarches sont en route pour me mettre à mon compte. J'ai commencé à démarcher, à rappeler des anciens clients, prêt à bondir sur les opportunités, à faire mon trou, à me faire ma place, y'a plusieurs choses qui veulent dire la même chose.

La détermination depuis l'ouverture de ce blog ne m'a pas laché. Je suis toujours aussi prêt. L'étape la plus importante sera de dire à l'ANPE : "ça y 'est, je commence". Parce que ce jour là, ce sera bYe bYe la sécurité. Mais faut ce qu'il faut. Je ne me mets pas à mon compte pour me planter, mais plutôt pour me développer, armé de ma liberté d'entreprendre. C'est elle qui ne faudra jamais oublier.
Tout est possible, tant que l'on en a conscience. Oublier ma liberté, se sera oublier mon champs d'action.
Voilà pourquoi je la garderai bien précieusement, à l'abri des gens fatalistes.

L'homme qui pondait des oeufs

Depuis que je te connais, je suis l’homme qui pond des œufs
Embrasse moi le ventre et les yeux
Je pondrais des œufs pour toi.

Et même si tu casses tes yeux sur le rebord de mes lèvres
Et que tu ne veux plus de moi, je pondrais des œufs pour toi

Je suis l’homme qui pondait des œufs pour toi
Entend les se cogner dans mon ventre pour toi
C’est un clocher en entier que j’ai avalé pour toi

Là-haut si je est mort
Je reviendrais encore plus vieux que les morts
Ecrasé contre le ciel
Fripé comme une étoile mal repassée
Des morceaux de cœurs à cracher par les yeux
Le souvenir à cacher dans les œufs
Et un peu de feu

Je suis l’homme qui pondait des œufs pour toi
Entend les se cogner dans mon ventre pour toi
C’est un clocher en entier que j’ai avalé pour toi…



Dionysos - Monsters in love.
Ecoutez ce morceau en cliquant ici

extrait d'une pensée

" (...) Pourquoi, en effet, chacun ne pourrait-il pas être grand et beau. Qu'est-ce qui vous empêche de devenir ce surhomme nietzschéen ? La peur de la mort ? Mais on n'y échappe que par un suicide social, celui qui n'est pas grand et beau a déjà quarante ans de mort d'avance. (...)"

Texte extrait de cette pensée http://thierry.zalic.free.fr/pages/under/vaquette-spectacle.htm

04 septembre 2005

Flash sex info

Ca vous est dejà arrivé de sortir un soir sur votre balcon et d'apercevoir un couple complétement dechainé en pleine action dans une des voitures garées en bas de chez vous ? En plein centre ville je precise.

C'est dingue ce que les gens peuvent nous surprendre ^^

03 septembre 2005

S'enflammer

Ô combien j’aimerais, chaque seconde
Être foutu de me dépasser
Toucher du bout des sens, le bout des mondes
Qui, c’est sûr, abondent en trésors cachés

Ô combien j’aimerais m’arracher à moi-même
Monter au créneau que ça puisse te faire marrer
Ici tout nous dépasse hormis nous même
Comme autant de tâches dans leurs limites vautrées

Est-ce que le cœur reste de braise pour
S’enflammer, se consumer, enfin faire un truc nécessaire, s’enflammer,
Comme autant de feux, comme autant de volontés
Comme quand l’amour palpite dans un courant d’air.

Et dans les pires banlieues de l’âme
Il y a comme des sentiments, des bagnoles qui crament
Sous jacent, c’est sous jacent

Cet espoir qui dégueule et chemine le long de tes poils hérissés
C’est pas le prix des camaraderies
Quand les camarades ne veulent en goûter que l’usufruit
Et que le ver y est

Alors est-ce que le cœur reste de braise pour
S’enflammer, se consumer, enfin faire un truc nécessaire, s’enflammer,
Comme autant de feux, comme autant de volontés
S'enflammer, se laisser visiter, enfin faire un truc necessaire
S’enflammer
Comme autant de feux, comme autant de volontés
Comme quand l’amour palpite dans un courant d’air.

Ô combien j’aimerais m’arracher à moi-même
La brûlure souveraine, et des nids de scorpions qui la ramènent
Hors de moi c’est la nuit qui remue
Hors de moi c’est la chair fredonnée
Tuer les heures, me rejoindre et me dépasser

Est-ce que mon cœur reste de braise pour…


Romain Humeau - L’éternité de l’instant.
Ecoutez ce morceau en cliquant ici

Leçon de vie n°2

Le meilleur remède à la connerie, c'est encore de tuer tous les cons.

http://www.lemague.net/dyn/article.php3?id_article=693



ok je sors :(

En passant


... je lui souhaite d'être



aussi belle qu'elle








ou aussi beau que lui







et aussi balaise que lui











et au passage, d'être bien accueilli par ces deux brigands là. /(


Mes légionnaires

Il y a des gens dont on ne peut se passer, eux sont de cette veine. C’est un peu mon sang, mes frères.
Des potes d’enfance pour être précis.



J’ai grandis dans un « bled paumé » comme on dit, dans le nord de la France. Fauquissart, rien que le nom évoque rien. C’est normal.

Nous, on dit "Fauqui". Faut dire qu'on est sacrément intime. C’est un lotissement protégé par des remparts de vaches. C’est sans doute pour ça qu’on n’a jamais eu à essuyer une attaque nucléaire ou des attentats de terroristes auto explosifs. On est trop à l’abri.

Ils essayent même pas. Aux photos satellite, ils doivent se rendre compte que cette forteresse de 500 habitants est imprenable. Alors ils préfèrent viser New York, Londres, Madrid…ou l’Irak.

Bon tout ça pour insister sur le fait, qu’on a tous un peu appris la vie après le lycée, quand on a quitté le « tiékar bourgeois », qu’on a connu la ville. Chez nous, la ville, c’est Lille, Arras, ou Tournai en Belgique. Et malgré nos évolutions respectives, ce qui est fort, c’est qu’on reste soudé. On continue à se voir 20 ans plus tard, comme si de rien. Moins régulièrement, c’est certain, mais toujours animé par la même passion.

Je trouve ça dément, nous avions créés un tel cocon autour de nous, on était entre 2 et10 selon les jours, que j’ai l’impression qu’on a tous besoin de s’y retrouver de temps en temps. Et même pas pour se raconter le passé, plutôt parce qu’on continue à évoluer ensemble.

Une partie de la cavalerie s’est pointée chez moi à Angoulême au moins d’août. Pierre, Nico, Alan, Gus, Totof et mon ptit Félix, la ptite soeur... Ca regonfle.

02 septembre 2005

Leçon de vie n°1

Mon robinet à bébé...

...il va bosser.
Après tout c'est mon blog, j'ecris ce que je veux. :p

01 septembre 2005

Ksshh je suis ton pèèère

Il se passe plein de chose, c’est incroyable… ce soir au téléphone, mon pater m’a parlé comme jamais il l’avais fait… je comprends plus… Papa ? C’est toi ?

Il m’a parlé de ses doutes dans sa vie, et de son envie d’évoluer, de faire des projets, tout ça… Le départ précipité de Beau a du le faire cogiter. Je débloque.

Et pourtant, il n’est pas au courant de ce blog.

C'est dingue ce que les gens peuvent nous surprendre... : /

"Plus vite que La Redoute"


On va faire un enfant.

Le plus drôle, c'est que ça a mis 24h pour que l'ensemble de la population terrienne soit au courant. Laura, ma petite soeur que j'aime m'a appelé tout à l'heure...
"(...)
- allez jte laisse, bon bébé... héhé
- héhé
- oui maman m'a dit, c'est la première chose qu'elle m'a dit"

Note pour l’avenir, ne jamais prévenir ma mère à l’avance… En tout cas, pas au début. C'est dur de tenir un secret comme ça, j'y arrive pas. Je me dit parfois que je suis un livre ouvert pour mes amis. Je dis tellement de trucs (j’ai même démarré ce blog.). Même parfois des trucs super gores, mais je dis tout. J'ai toujours pensé qu'on devrait tous en faire autant, et que ce serait vraiment plus facile. Je le fait, non pas parce que j'aime m'étaler, même si bon... mais j'ai compris récemment que j'étais super généreux en amitié. Ca doit être ce qui me caractérise le plus dans les relations. Je me sens obligé de tout dire à mes amis, comme si ça les intéressait toujours ce que je pouvais penser de mes preferences pour les glaces au lait, par rapport aux sorbets. Mais si je me comporte comme ça, c’est parce que j’attends d’eux qu’ils le fassent aussi. Une façon de concevoir l’amitié, en somme.

Je t'aime ma chouchoune


Voici ma petite puce, qui a bien du chagrin en ce moment.
C'est Emilie, c'est ma lilou. Ca fait 2 jours qu'on a decidé qu'elle arrêtait la pillule et je suis décidement fier de m'engager dans cette aventure avec elle.


Elle en avait tellement envie...
ben moi aussi maintenant.


(je me surprends même à avoir hate... si si)

Plein de gros bisous pour Milou


Ce week end, en fouillant dans les archives de son papa, mon Beau, emilie a retrouvé une carte qu'il lui avait envoyé quand elle était petite. On y voit une petite fille qui ceuille des fleurs. Derrière, il avait simplement écrit "Plein de gros bisou pour Milou".


J'ai l'impression qu'elle vient seulement de réaliser à quel point cette petite fille lui ressemblait.

Le retour de mamie

C'est fou. Je viens d'apprendre que ma grand-mère a repris 3 kilos et qu' elle veut un petit chien. Mes parents vont l'accompagner bientôt dans un élevage pour adopter un bébé Shih-Tzu. C'est ça qu'elle veut.

Le Grand, c'etait son mari. Presque 55 ans de mariage. Quand il est parti, on aurait dit qu'on avait perdu Mamie aussi. Avec mes soeurs, c'etait "Mamie et Papi"... on n'avait jamais appris à les dissocier, comme s'ils étaient une seule entité, une force inséparable, deux atomes concus à la perfection pour nous faire rire. Et tout à coup, plus rien.
J'ai mis du temps à transformer "mamie et papi" en "mamie" dans les contacts de mon téléphone. Je ne sais pas si mes soeurs l'ont fait, mais je suis sûr qu'elles ont été confronté aussi à ce parasite symbolique. Impossible de l'éviter. "Le nom sur le téléphone".
A l'enterrement de mon Beau, son meilleur ami à fait un discours. A un moment il a abordé ce point : "Cela fait une semaine que le nom de Michel ne s'affiche plus sur mon portable"... C'est le moment où il a manqué de s'effondrer, mais il a été fort ce bonhome que je ne connaissais même pas de nom. Il est Grand et Beau.

Mais revenons à notre mouton - mamie est frisée - pour parler de sa renaissance. J'avais tellement peur de la perdre peu après ce mois de février, elle qui s'etait fatiguée en accompagnant mon Grand dans ses dernières années, et surtout ses derniers mois. Elle aussi, on la voyait partir, elle était usée. Mais mon Grand nous l'a laissée. Il est parti avant que ce soit trop tard pour elle. Bien entendu, elle aura une plaie ouverte à vie. Je ne vois pas comment le contraire serait possible. Mais aujourd'hui, j'ai appris qu'elle avait repris du poids et qu'elle allait avoir un chiot.
Et ça, ça veut dire qu'elle a décidé de rester. Sa décision est prise. Je vais avoir le temps de lui dire que je l'aime. Elle va avoir le temps d'être arrière grand mère pour la deuxieme fois. Et elle verra même ma nouvelle ville, Angoulême, le joli truc perché, en charente.

C'est dingue ce que les gens peuvent nous surprendre...

edit : pour les gens avertis, quand j'ai voulu chercher la tête que ça avait, un Shih Tsu, je suis tombé sur ça : http://shihtzu.free.fr