03 septembre 2005

Mes légionnaires

Il y a des gens dont on ne peut se passer, eux sont de cette veine. C’est un peu mon sang, mes frères.
Des potes d’enfance pour être précis.



J’ai grandis dans un « bled paumé » comme on dit, dans le nord de la France. Fauquissart, rien que le nom évoque rien. C’est normal.

Nous, on dit "Fauqui". Faut dire qu'on est sacrément intime. C’est un lotissement protégé par des remparts de vaches. C’est sans doute pour ça qu’on n’a jamais eu à essuyer une attaque nucléaire ou des attentats de terroristes auto explosifs. On est trop à l’abri.

Ils essayent même pas. Aux photos satellite, ils doivent se rendre compte que cette forteresse de 500 habitants est imprenable. Alors ils préfèrent viser New York, Londres, Madrid…ou l’Irak.

Bon tout ça pour insister sur le fait, qu’on a tous un peu appris la vie après le lycée, quand on a quitté le « tiékar bourgeois », qu’on a connu la ville. Chez nous, la ville, c’est Lille, Arras, ou Tournai en Belgique. Et malgré nos évolutions respectives, ce qui est fort, c’est qu’on reste soudé. On continue à se voir 20 ans plus tard, comme si de rien. Moins régulièrement, c’est certain, mais toujours animé par la même passion.

Je trouve ça dément, nous avions créés un tel cocon autour de nous, on était entre 2 et10 selon les jours, que j’ai l’impression qu’on a tous besoin de s’y retrouver de temps en temps. Et même pas pour se raconter le passé, plutôt parce qu’on continue à évoluer ensemble.

Une partie de la cavalerie s’est pointée chez moi à Angoulême au moins d’août. Pierre, Nico, Alan, Gus, Totof et mon ptit Félix, la ptite soeur... Ca regonfle.